Madeleine Gans

Madeleine Gans
5 juin 1920 - 18 avril 2018

L'Académie des sciences a le profond regret de faire part du décès de Madeleine Gans, survenu le 18 avril 2018, à l’âge de quatre-vingt-dix-sept ans. Elle avait été élu membre correspondant de l’Académie le 2 février 1987, dans la section biologie moléculaire et cellulaire, génomique.

Professeur honoraire à l'université Pierre et Marie Curie, Madeleine Gans était une biologiste spécialiste de la génétique du développement de la drosophile. Élève de Boris Éphrussi, elle s'est d'abord intéressée aux relations complexes qui existent entre phénotype et génotype en étudiant plus particulièrement les effets des mutations zeste sur la pigmentation des yeux de drosophile, mettant ainsi en évidence l'importance des effets de position. Par la suite, Madeleine Gans s'est intéressée à la génétique du développement. Elle a pu identifier par mutagenèse plus d'une cinquante de gènes à effet maternel, indispensables à la mise en place des polarités dorso-ventrale et antéro-postérieure de l'embryon de drosophile. Elle a également caractérisé la mutation ovoD, particulièrement utilisée depuis pour l'étude des gènes impliqués lors de l'ovogenèse.


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