Une
maison
En
1827, le père de Louis Pasteur vient installer sa tannerie
à Arbois. La maison qu'il loue, puis achète en 1833
au faubourg de Courcelles, à proximité du gué
qui franchit la Cuisance sur la route de Lyon à Strasbourg,
se compose "d'une tannerie et d'une cave dans le bas, de
six chambres au premier étage, de six autres chambres au
second étage, des greniers, avec l'emplacement des fosses,
cour, aisances et dépendances". Pendant près
d'un demi-siècle, son architecture ne connaît guère
de transformations.
À la mort de son père en 1865, Louis Pasteur hérite
du petit logement que celui-ci s'était réservé,
tandis que sa sur Virginie, qui avait repris l'exploitation
de la tannerie, dispose du rez-de-chaussée de la maison
et de la tannerie au sous-sol.
Quelques années plus tard, en 1874, Louis Pasteur récupère
l'ensemble du premier étage en faisant construire à
ses frais, dans la cour, un atelier pour sa sur. Il prend
aussi à sa charge la réfection des galeries qui
courent le long des façades, sur le jardin et sur la Cuisance.
Il réalise d'importants travaux de surélévation
: "Au-dessus du premier étage, il y avait primitivement
des greniers qui avaient été partagés
Mr Pasteur a relevé le mur de la façade sur la rue
et y a percé des fenêtres. Il se prépare d'en
faire autant
pour le mur de la façade sur la cour,
de manière à ce que l'on puisse établir des
chambres dans ces anciens greniers".
Dans une lettre à son ami Jules Marcou, en août 1874,
Pasteur se félicite de ces nouvelles dispositions : "Tu
vois d'après les premiers mots en tête de cette lettre
que je suis à Arbois
J'ai rendu plus spacieux et
plus confortable le petit appartement que mon père m'a
laissé. J'y reviens toujours avec un grand plaisir."
En 1878, Louis Pasteur séjourne longuement à Arbois
où il réalise les expériences qui ruineront
définitivement la théorie de la génération
spontanée. Ce séjour lui inspire des projets pour
sa maison ; il les expose à sa fille Marie-Louise : "Après
bien des réflexions sur notre portion de maison d'Arbois,
sur les inconvénients qui y sont attachés et qui
grandiront beaucoup, beaucoup après moi,
je ne trouve
rien de mieux que de conserver ce pied-à-terre, de ne songer
à aucun achat de propriété ailleurs, ni à
Arbois, ni dans quelque autre campagne
Mais je veux absolument
améliorer cette habitation, que vous y trouviez ta mère,
ton frère et toi aisance et confortable (sic)".
Le 28 avril 1879, il achète la maison de son voisin Pianet,
une simple maisonnette avec un jardin.
À la mort de Virginie en 1880, il peut posséder
toute la maison dans laquelle il reviendra avec plaisir jusqu'à
la fin de sa vie.
Une maison
Une
vigne
Un laboratoire
|