Créée par Colbert en 1666, l'Académie des sciences rassemble des scientifiques français et s'associe des chercheurs étrangers parmi les plus éminents.
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ÉDITO - Septembre 2011
par Bernard MEUNIER
Membre de l'Académie des sciences
Délégué à l'Information scientifique et à la communication
Une récente enquête d'opinion réalisée à la demande du journal Le Monde et de la revue La Recherche a attiré mon attention. Dans ce sondage, 84% des Français déclaraient faire confiance à l'Académie des sciences pour expliquer les enjeux de la recherche scientifique et les débats qu'ils peuvent susciter auprès du grand public.
Je reprends les paroles d'Alain Carpentier, Président de l'Académie des sciences, qui commentait ce résultat lors de la dernière séance solennelle à l'Académie : "Nous avons 84% d'indice de confiance. C'est bien ! Mais il nous reste encore 16% à conquérir."
En effet, 84 % est un résultat encourageant pour une institution de trois siècles d'existence qui s'est modernisée au fil du temps avec sans cesse le souci d'éclairer les Français avec objectivité et transparence sur les sujets scientifiques qui les préoccupent. L'Académie des sciences se classe au même niveau de confiance que les médecins et un peu en dessous de celui du CNRS qui obtient 86%. Notons que les "chercheurs", dans leur ensemble, recueillent avec 92% le meilleur score. Ce dernier chiffre indique que l'Académie des sciences a encore une marge de progression.
La force de cette institution repose avant tout sur ses 252 membres, ses 140 associés étrangers, et ses 102 correspondants, issus de tous horizons scientifiques, et qui constituent des groupes de travail pour faire face à la diversité des problèmes d'ordre scientifique qui se posent à notre société.
Le fruit de cette réflexion est très souvent rendu public et diffusé sous forme de rapports, pour la plupart en libre accès dans notre site Internet, ou encore lors de conférences ouvertes à tous et qui invitent au débat. Ainsi, pour ne citer que quelques exemples récents, l'Académie des sciences s'est prononcée sur les thèmes tels que le changement climatique, la bibliométrie, l'éthique scientifique, le droit des brevets, et dernièrement sur les conséquences du désastre de Fukushima, qui feront bientôt l'objet d'un rapport définitif.
Prochainement, une rubrique, dans laquelle nos membres s'exprimeront sur des questions scientifiques d'actualité, sera disponible dans un grand journal national. Mon vœu est que d'autres projets de cette nature se développent pour répondre au plus près aux interrogations et aux attentes des citoyens.
Garder la confiance des Français en l'Académie des sciences et gagner celle de ceux qui doutent encore, c'est un des objectifs que nous souhaitons atteindre grâce à la qualité des travaux de notre Compagnie et à l'expression toujours mesurée et responsable de ses membres dans les médias.
Bernard Meunier
13.09.2011
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Induction des cellules myélinisantes dans le cerveau de souris déficient en myéline après un traitement par l'hormone thyroïdienne T3. Les oligodendrocytes (producteurs de myéline) sont visualisés par une fluorescence verte grâce à un gène marqueur GFP (Green Fluorescent Protein). Des chercheurs ont montré que, dans un modèle animal de la sclérose en plaques (SEP), la remyélinisation des axones est favorisée par un traitement par T3. Cette réparation des gaines de myéline détruites pourrait contribuer au ralentissement ou à la prévention de la sclérose en plaques.