
par
Marcel Guillaume
Aperçu
sur lévolution des coopérations scientifiques
internationales
aux origines du Comité national français d'histoire
et de philosophie des sciences
L'histoire
du Comité national français d'histoire et
de philosophie des sciences (CNFHPS) est étroitement
liée à celle de son interlocuteur direct dans
l'organisation mondialisée des activités scientifiques,
l'Union internationale d'histoire et de philosophie des
sciences. L'histoire de celle-ci précède,
et détermine, pour une bonne part, l'histoire de
notre Comité.
Durant la décennie qui suit la fin de la seconde
Guerre Mondiale, la France dispose d'une présence
importante dans les instances scientifiques internationales,
particulièrement en histoire des sciences.
Il n'en va pas de même en philosophie des sciences
: la philosophie française, en dépit de sa
valeur et de sa vigueur, est alors handicapée par
une formation littéraire encore insuffisamment rapprochée
de l'enseignement des sciences ; Jean Cavaillès et
Albert Lautmann, qui disposaient des connaissances approfondies
indispensables à l'appréhension des travaux
des logiciens du premier tiers du vingtième siècle,
ayant péri pendant le conflit, les représentants
de la philosophie des sciences française dans les
instances internationales sont surtout des scientifiques
; et les relations internationales en philosophie des sciences
subissent l'influence de deux sociétés savantes
internationales fondées aux États-Unis avant
la seconde Guerre Mondiale, avant tout l'Association for
Symbolic Logic (ASL) apparue en 1936, et à un degré
moindre la Philosophy of Science Association que l'on verra
fusionner en 1983 avec la British Society for Philosophy
of Science et la Società Italiana di Logica e Filosofia
delle Scienze pour former l'International Association for
Philosophy of Science, dans le but - atteint - d'égaler
l'ASL en poids dans les instances dont elles relèvent.
Du côté de l'histoire des sciences, ces rapports
vont évoluer dans le sens d'une atténuation
de la présence française, non seulement parce
qu'elle est combattue par le biais de modifications statutaires
auxquelles il sera fait échec grâce entre autres
à l'action toute en finesse du Président André
Lichnerowicz entre 1985 et 1993, mais aussi en raison du
développement progressif de l'histoire des sciences
dans de nombreux pays dont le poids s'accroît ainsi
de façon naturelle, cependant que du côté
de la philosophie des sciences, cet accroissement naturel
aura de bien moindres effets sur l'influence des États-Unis
au sein des instances correspondantes.
Les
circonstances entourant la genèse du Comité
Le 29 juillet 1946, Émile Borel, délégué
par l'Académie des sciences à l'Assemblée
générale, tenue quelques jours auparavant,
du Conseil international des unions scientifiques (CIUS)
[qui, issu en 1931 du Conseil international des recherches
créé en 1919, reprend son activité],
en revient élu Vice-Président et rapporte
qu'une Convention vient d'être signée entre
cette institution et l'UNESCO : celle-ci reconnaît
"que les Unions scientifiques" [dont quelques-unes
se sont constituées antérieurement à
la seconde Guerre Mondiale] "sont la forme naturelle
de l'Organisation internationale de la science et que le
Conseil international des Unions scientifiques est le corps
qui coordonne et représente ces Unions". Il
est dit : "...pour que toutes les sciences puissent
ainsi utiliser l'appui de l'UNESCO, il sera nécessaire
que des Unions scientifiques, adhérentes au CIUS,
soient constituées par les sciences où il
n'en existe pas encore...".
Les Assemblées générales constitutives
respectives de l'Union internationale d'histoire des sciences
et de l'Union internationale de philosophie des sciences
vont bientôt suivre, le première à Lausanne
dès octobre 1947, la seconde à Paris en octobre
1949.
En fait, l'histoire des sciences est en général
mieux organisée, au moins dans les principaux pays,
et cette tendance lourde va perdurer sur toute la période
qui nous intéresse, tant en France qu'ailleurs. En
particulier, dans les Comptes Rendus des séances
de l'Académie des sciences, durant ce laps de temps,
l'histoire des sciences est présente dans pratiquement
tous les volumes, certes en raison d'ouvertures de plis
cachetés, mais pas seulement, alors que la philosophie
des sciences est absente de pratiquement tous.
Ainsi, quand l'Académie, en 1953, constitue une délégation
de 16 membres au Congrès et à l'Assemblée
générale de l'Union internationale d'histoire
des sciences, qui vont se tenir à Jérusalem
entre le 2 et le 10 août suivants, c'est sur la proposition
du Groupe français des historiens des sciences -
qui s'ouvrira en 1980 à de nouvelles adhésions
en se transformant en Société française
d'histoire des sciences et des techniques.
Cette Assemblée générale émet
un voeu appelant à l'extension de l'enseignement
de l'histoire des sciences et au développement de
tous moyens de documentation, orientations qui ne cesseront
d'être rappelées de façon récurrente,
tant par l'Union que par l'Académie et par le futur
Comité français.
C'est en 1953 aussi qu'à l'Union internationale de
philosophie des sciences, une bataille philosophique, masquée
par de vrais antagonismes personnels, prend fin par la victoire
de l'ASL et des conceptions dominantes au sein de cette
association, victoire qui amène Jean-Louis Destouches
à la vice-présidence de l'Union. La porte
s'ouvre à des négociations en vue de répondre
au désir du CIUS de voir s'unir les Unions d'histoire
des sciences et de philosophie des sciences, conformément
à la conception française qui regarde les
deux disciplines comme étroitement interdépendantes,
mais aussi pour ne pas avoir à trancher au niveau
du Conseil une compétition qui s'amorçait
entre ces Unions en vue de recueillir des subsides de celui-ci.
L'Assemblée générale du CIUS qui se
tient à Oslo en août 1955 avalise un protocole
d'accord entre la première de ces Unions, signé
par les Président Louis de Broglie et Secrétaire
Général René Taton de celle-ci, et
la seconde, signé par les Vice-Président Albert
Châtelet et Secrétaire général
Jean-Louis Destouches de celle-là, donnant naissance
à une nouvelle Union internationale d'histoire et
de philosophie des sciences (UIHPS) - que René Taton
présidera plus tard, de 1974 à 1977 - et qui
se structure en une Division d'histoire des sciences (DHS),
devenue depuis peu Division d'histoire des sciences et des
techniques, et une Division de logique, méthodologie
et philosophie des sciences (DLMPS). La ratification de
cet accord par les Assemblées générales
des deux Unions concernées s'achève à
l'Assemblée Générale de l'Union internationale
d'histoire des sciences qui se tient à Florence et
à Milan en août 1956.
L'élaboration des statuts de la nouvelle Union prendra
du temps, puisque c'est seulement en 1962 qu'ils seront
adoptés parallèlement par ses deux Divisions
dont, cette année-là, les Assemblées
générales se déroulent à des
dates qui se recouvrent au cours du mois d'août, à
Ithaca (NY) et Philadelphie pour l'histoire, et à
Helsinki pour la philosophie.
À ce moment-là, il se sera déjà
écoulé plus de six années depuis qu'en
1956 l'Académie des sciences aura été
à l'initiative de la création du Comité
d'histoire et de philosophie des sciences français
- devenu Comité français d'histoire et de
philosophie des sciences en 2000.
La
constitution du Comité par l'Académie des
sciences
Selon le compte-rendu, corrigé le 4 avril 1956, du
Comité secret qui s'est tenu lors de la séance
de l'Académie tenue le 27 février 1956 : Sur
la proposition du Bureau de l'Académie, le Comité
national d'histoire et de philosophie des sciences est ainsi
constitué : "MM. Gabriel Bertrand, Maurice Caullery,
Louis de Broglie, Joseph Pérès, René
Souèges, Robert Courrier, André Danjon, Pierre-Paul
Grassé, Émile Guyénot, Jean Piveteau,
membres de l'Académie ; MM. Gaston Bachelard, membre
de l'Académie des sciences morales et politiques
; Georges Bouligand, correspondant ; Edmond Bauer, Charles
Bedel, Charles Brunold, Georges Canguilhem, Albert Châtelet,
Pierre Costabel, Maurice Daumas, Jean-Louis Destouches,
René Dubarle, René Dugas, Mme Paulette Février,
MM. Pierre Huard, Jean Itard, Jean Jacques, Alexandre Koyré,
Raoul-Michel May, René Poirier, Jean Rostand, René
Taton, Mme Marie-Antoinnette Tonnelat, M. Ernest Wickersheimer".
Les
premiers actes du Comité
Lors de sa réunion constitutive, le Comité
décide de s'instituer en Association régie
par la loi de 1901 et élabore des statuts, prévoyant,
dans l'espoir jamais comblé de disposer un jour de
ressources conséquentes, une éventuelle demande
d'utilité publique (à laquelle il n'a jamais
été procédé) ; déposés
le 11 février 1957, et enregistrés le 22 février
1957 au Journal officiel de la République française,
ces statuts resteront en vigueur jusqu'en 2000. Un règlement
intérieur est aussi établi, qui prévoit
notamment qu'en dehors des Académiciens, les membres
du Comité devront se répartir par parts égales
entre historiens des sciences et philosophes des sciences.
En dépit des difficultés récurrentes,
dues au nombre relativement plus faible des logiciens et
des philosophes des sciences en comparaison de la grande
variété des historiens des sciences, cette
disposition a été en pratique à peu
près respectée depuis cinquante ans.
Et c'est ainsi que, le 14 mai 1956, est avalisée
par l'Académie des sciences, pour la première
fois sur proposition du Comité, une délégation
de 23 participants au Congrès international d'histoire
des sciences qui doit se tenir à Florence et à
Milan du 3 au 10 septembre suivants. Dès lors, il
ne se tiendra aucun Congrès, ni aucune AG de chacune
des deux Divisions de l'UIHPS, où le l'Académie
n'aie constitué une délégation française
sur proposition du Comité.
La
vie du Comité durant les dernières décennies
du vingtième siècle
Durant les trente années qui suivent sa création,
le Comité ne cesse de porter un regard attentif sur
les commémorations des scientifiques disparus et
sur la publication de leurs oeuvres, généralement
lente et soumise à de multiples aléas. Le
Comité parraine, subventionne, et impulse, durant
cette période, environ quatre rencontres scientifiques
par an, avec des disparités au fil des années.
Cette attention s'atténue quelque peu ensuite, sous
l'effet de la multiplication des équipes de recherche,
conjuguée au développement de leurs travaux,
de mieux en mieux coordonnés par ailleurs; en raison,
aussi, des actions de la Société française
d'histoire des sciences et des techniques et du CNRS, qui
partagent ces objectifs; mais encore, du fait des préoccupations
induites par les restrictions budgétaires et le corrélatif
souci accru de justification de l'usage fait des fonds publics,
qui affectent, aléatoirement aux petites échelles
de temps mais simultanément à celle de la
décennie, tous les pourvoyeurs de ces fonds, UNESCO
compris. Le Comité doit par ailleurs faire face,
à compter de 1985, aux tentatives signalées
plus haut de modifier les statuts de l'UIHPS dans un sens
qui, entre autres, augmente les cotisations des cotisants
moyens et diminue celle des plus gros contributeurs. Il
élaborera des contre-propositions face auxquelles
le maintien du statu quo sur les points en cause finira
par intervenir.
Face aux difficultés nées de la conjugaison
de l'inflation avec le début des restrictions budgétaires,
et soucieux d'étoffer la participation française
au Congrès d'histoire des sciences qui doit se tenir
l'année suivante à Berkeley, le Comité
émet, le 21 mai 1984, un voeu faisant savoir qu'il
"souhaite que le CNRS ouvre un budget spécial
permettant l'envoi d'une dizaine au moins de jeunes chercheurs
au Congrès international d'histoire et de philosophie
des sciences qui se tiendra à Berkeley à la
fin de juillet 1985, et demande à l'Académie
des sciences, qui a clairement manifesté l'intérêt
qu'elle porte à ces disciplines, de soutenir de son
autorité cette demande auprès du CNRS".
Plus tard, pour les Congrès qui se tiendront à
Mexico en 2001 et à Pékin en 2005, le Comité
dégagera quelques fonds pour aider de petits nombres
de jeunes chercheurs, renouant ainsi avec une pratique remontant
à ses débuts.
Les
participations du Comité à l'impulsion de
la vie scientifique en France et en Europe, aux alentours
du changement de siècle
Aux nouvelles charges d'activité qui ont été
évoquées ci-dessus vient s'ajouter le surcroît
de travail provenant de la réorganisation des centres
de pouvoir (dont l'influence croissante des institutions
européennes n'est qu'un exemple), induisant à
son tour la création de nouvelles associations pour
coordonner les actions des autres, telle la Société
européenne d'histoire des sciences, fondée
en octobre 2003 à la suite de plus de deux années
de consultations et de réunions, toutes organisées
à Paris et financées par le Comité
national français, à l'initiative d'un Comité
de fondation présidé par Claude Debru, Secrétaire
général du Comité depuis 2001.
En 1997, le Ministère de l'Éducation nationale,
de l'enseignement supérieur, de la recherche et de
la technologie soumet les Comités nationaux, interlocuteurs
des Unions scientifiques internationales correspondant à
leurs disciplines, à un financement transitant par
l'Académie des sciences, chargée d'une mission
d'évaluation périodique de l'impact de leurs
activités. Le Comité national français
d'histoire et de philosophie des sciences entre alors dans
une période d'activité intense: sous l'impulsion
vigoureuse de son Président Paul Germain, il revoit
ses statuts et son règlement intérieur, dont
les amendements, qui entrent en vigueur en 2000, augmentent
la limite supérieure du nombre de ses membres, recherchent
l'approfondissement des liens avec les Sociétés
savantes s'occupant peu ou prou d'histoire des sciences
et des techniques ou de philosophie des sciences - avec
l'ambition de devenir " le Parlement des historiens
des sciences et des techniques et des philosophes des sciences
"; il suscite la création d'une nouvelle société
vouée à réunir les chercheurs intéressés
par la philosophie des sciences, qui prendra, en octobre
2002, lors de sa fondation, le nom de Société
de philosophie des sciences, et charge son trésorier
Daniel Andler des consultations et réunions préparatoires.
Un Symposium de la Commission mixte entre les deux Divisions
de l'UIHPS, organisé à Paris par Daniel Andler,
accompagne l'Assemblée constitutive de la Société,
et rencontre un grand succès.
En 1998, le Comité, saisi de recommandations relatives
à l'expansion et à l'institutionnalisation
d'enseignements d'histoire des sciences en Europe, émanant
du réseau "Alliance des Académies européennes",
de la DG XII de l'Union européenne, et de l'UIHPS,
parrains d'une Conférence sur "L'histoire des
sciences et des techniques dans l'éducation et la
formation en Europe", qui, organisée localement
sous la direction de Claude Debru, alors Secrétaire-adjoint
du Comité, s'est tenue à Strasbourg en juin
de cette année, décide de les incorporer à
divers documents alors en préparation.
En 2001, le Comité est saisi du "rapport Lecourt".
Celui-ci prévoit un effort budgétaire de création
d'enseignements mais, constatant que l'accent n'y est mis
que sur la seule philosophie des sciences, le Comité
manifeste, dans un adresse au Ministère, approuvée
et transmise par le Président de l'Académie
des sciences Guy Ourisson, à la fois sa satisfaction
de l'effort envisagé, et, s'appuyant sur les recommandations
de l'Alliance des Académies européennes, sa
conviction "que ...l'histoire et la philosophie des
sciences restent des disciplines inséparables et
qu'il n'est pas possible de promouvoir l'une sans l'autre".
Cette démarche sera suivi d'effet : une Commission,
dirigée par le Professeur Dominique Lecourt, et dont
la moitié des membres font partie du Comité,
remet un an plus tard un Rapport sur la conception qu'elle
conseille d'un Centre national de philosophie et d'histoire
des sciences. Consulté, le Comité remet un
avis très favorable au projet ainsi élaboré,
comportant des recommandations sur les missions de suivi,
d'évaluation, de coordination, d'information, de
documentation et d'accueil d'un tel Centre, et sur les moyens
indispensables.
De
récents efforts pour diffuser l'information sur les
équipes françaises
Entre temps, s'inspirant d'une pratique de la Royal Society,
le Comité, sous l'impulsion de Maurice Caveing et
de Jean Dhombres, Secrétaire général
du Comité et Président du Comité de
programme du Congrès international d'histoire des
sciences prévu en 1993 à Saragosse, décide
de réaliser, et de distribuer aux congressistes,
un rapport sur l'Histoire des sciences en France. C'était
en fait une esquisse de répertoire des équipes
travaillant dans cette discipline, assorti d'un analyse
critique des attitudes philosophiques prises par les chercheurs
vis-à-vis de la constitution et de la transmission
du savoir dans leur discipline.
La même démarche a été entreprise,
sous la direction de Claude Debru, Secrétaire général
du Comité, pour le Congrès qui s'est tenu
en 2001 à Mexico, le répertoire s'étendant
cette fois aux principaux chercheurs.
Il s'ensuivit l'idée de réaliser et de distribuer
au Congrès de Pékin, en 2005, un annuaire
des équipes et des chercheurs, dont la réalisation
a été confiée à Karine Chemla,
Secrétaire-adjointe du Comité. Le Bureau du
Comité a eu en outre à faire simultanément
face, cette année-là, à des démarches
longues et compliquées en vue de trouver des financements
pour envoyer à Pékin une délégation
étoffée à la mesure de la somme des
travaux qui s'effectuent en France, et à répondre
à une enquête très approfondie du Secrétaire
général de la Division d'Histoire des Sciences,
Juan José Saldana, sur les institutions qui s'occupent
dans notre pays de la collecte et de la conservation des
archives relevant de l'histoire des sciences, des techniques
et de la médecine, et de leurs conditions d'accès,
notamment électroniques, à court et plus long
terme. Il s'est avéré que cette préoccupation
rejoint une préoccupation permanente de l'Académie
des sciences, et le Comité a commencé à
s'en saisir.
Les
Présidents
La Présidence du Comité a été
assumée, successivement, par Louis de Broglie (1956-1972),
Jean Dieudonné (1973-1981), André Lichnerowicz
(1982-1996), Michel Jouvet (1997-1999), Paul Germain (1999-2004),
Jean-Pierre Kahane (2004-2007) et Claude Debru depuis 2007.
Les
Secrétaires généraux
Le Secrétariat Général du Comité
a été assumé, successivement, par Pierre
Costabel (1956-1972), Suzanne Delorme (1973-1981), Marcel
Guillaume (1982-1985), Pierre Dugac (1985-1986), Jean Dhombres
(1987-2000), Claude Debru (2001-2003), et Suzanne Débarbat,
depuis 2004.
Les
Trésoriers
La bonne tenue de la trésorerie du Comité
a été confiée, successivement, à
René Taton (1956-1985), Jean-Pierre Verdet (1986-2000),
Daniel Andler (2001-2004), et Danielle Jacquart, depuis
2004.
Le
16 janvier 2008