|
|
In
memoriam

|
| |
|
|
|
 |
|
René
Pellat (24
février 1936 - 4 août 2003) |
Élu
Correspondant de l'Académie des sciences le 25 octobre
1982, section de Physique
Physicien,
ancien élève de l'École polytechnique, Directeur
de recherche au CNRS, René Pellat s'est illustré
par des travaux théoriques sur la fusion thermonucléaire
contrôlée ainsi que sur les plasmas ionisés
et gravitationnels. Il a d'autre part occupé avec talent
plusieurs postes nationaux de haute responsabilité : Président
du Conseil d'Administration du CNRS et du CNES, Haut-Commissaire
à l'Énergie Atomique.
L'uvre
de René Pellat
René Pellat est né en Algérie en 1936. Après
ses études à l'École Polytechnique, il entra
dans le corps des Ponts et Chaussées avec l'intention bien
affirmée de s'engager dans la recherche. Il fut détaché
immédiatement au Commissariat à l'Énergie
Atomique (CEA) avec son camarade Guy Laval. Ces deux jeunes chercheurs
vont créer une école remarquable de physique des
plasmas, ces gaz ionisés très chauds qu'il est indispensable
d'étudier pour comprendre la physique des étoiles
ou pour arriver un jour à produire de l'énergie
par fusion contrôlée.
En 1972, René Pellat quitta Saclay pour créer un
groupe de théorie des plasmas dans les nouveaux laboratoires
de l'École Polytechnique à Palaiseau. Il devint
alors chargé de recherche au CNRS et enseignant à
l'École Polytechnique. Progressivement ses travaux s'orientèrent
vers la physique stellaire et l'astrophysique. Il deviendra président
de la commission d'astrophysique du Comité national du
CNRS.
En plus des recherches qu'il a poursuivies sans interruption tout
au long de sa carrière, il a assumé des fonctions
essentielles au service de la Science, conseiller scientifique
au CNES, président du CNRS (1989-1992), du CNES (1992-1995),
du conseil scientifique de l'ONERA. René Pellat devint
Haut Commissaire à l'Énergie Atomique en 1997, et
il ne devait cesser ses fonctions qu'à l'été
2003, quelques jours à peine avant l'accident qui devait
lui coûter la vie. Très attaché à la
réalisation du projet international de réacteur
ITER, il avait soutenu ardemment la proposition française
du site de Cadarache.
L'oeuvre de René Pellat est longue, diverse et très
connue internationalement. Il enseignait chaque année dans
une université californienne. C'était un homme chaleureux,
qui exprimait ses convictions avec passion, courage et lucidité.
Édouard Brézin
Le 30 septembre 2003
|
|